Aller au contenu principal

Traita rayonne dans
toute la France

Implantée à Noyant-Villages (Auverse), l'entreprise Traita et ses deux filiales, Traita Service et Traita Agro, intervient pour les professionnels du végétal et les industries agro-alimentaires. Elle a fêté, en juin, ses 25 ans. 

Crée en 2000 par Régis Debruyne, Traita service était issue du rachat de l'agence Grand Ouest du groupe Traital, fondé en 1972.  Les activités originelles de l'entreprise étaient la désinfection des sols, principalement maraîchers, au bromure de méthyle, jusqu'à son interdiction en 2006.

Traita, c'est aussi une histoire de transmission familiale. En 2016, au décès de son père, c'est Baptiste Debruyne, arrivé en 2013 en alternance, qui a repris l'entreprise et a continué à dynamiser ses activités. Celle-ci compte aujourd'hui une vingtaine de salariés et sous-traitants. Implantée sur l'axe Baugé-Noyant, la société en croissance a placardé une grande banderole pour attirer l'attention sur ses besoins en recrutement. "De 700 000 euros de chiffre d'affaires en 2013, à l'arrivée de Baptiste Debruyne, elle atteint, sur 2024, 4,5 millions d'euros de chiffre d'affaires", souligne Aurélie Romian, chargée de communication commerciale.  

Des services à l'agriculture, de l'amont à l'aval

Toutes les activités de Traita sont en lien avec l'agriculture, de l'amont à l'aval des filières. Aujourd'hui, sous l'enseigne Traita, se trouvent deux filiales, qui procurent environ chacune la moitié du chiffre d'affaires de l'entreprise. D'un côté, la branche historique, Traita Service, dédiée aux productions végétales (horticulture, maraîchage), qui pratique des prestations de blanchiment et dé-blanchiment de serres (une centaine d'hectares chaque année), du lavage intérieur et extérieur de serres, de la désinfection de sols, serres et supports de culture et du broyage de plants légumiers.

De l'autre, Traita Agro, axée sur la protection des denrées stockées, à destination des organismes stockeurs, qui propose des services de fumigation des denrées, de désinsectisation des sites de stockage, de désinfection d'entrepôts, et jusqu'au dégazage des navires dans les principaux ports français. "Un des avantages liés au développement, c'est d'avoir des chantiers toute l'année, de moins dépendre de la saisonnalité", explique Mathilde Careme, chargée d'affaires, qui se définit comme véritable "couteau suisse" de l'entreprise, bras droit de Baptiste Debruyne.

L'entreprise a fait de la réactivité une de ses priorités, avec des interventions 7 jours sur 7 toute l'année en fonction des besoins des clients. Depuis Auverse, les équipes de Traita se déplacent pour des chantiers ainsi dans toute la France, même si 80 % du chiffre d'affaires est réalisé dans un rayon de 250 à 300 km. 

Diminuer les déchets maraîchers

En ce moment, pour Traita Service, se déroule la saison des broyages, qui s'étend d'octobre à décembre. "Nous intervenons pour broyer les lianes de tomates et de concombres sous serres. Le broyage permet au maraîcher de diminuer de 50 % le volume des déchets, de valoriser ces déchets et de gagner en rapidité. Nous prévoyons 200 ha de broyage cette année", indique Mathilde Careme. L'entreprise a aussi investi, en 2024, dans une nouvelle machine équipée d'une vis sans fin, capable de broyer également les pains de laine de roche. Une fois broyés, ceux-ci peuvent être utilisés en amendements ou recyclés pour des matériaux isolants. 

Fumiger pour protéger les récoltes

Côté Traita Agro, la fumigation est un des services qui se développe. Le principe consiste à introduire, dans un espace de stockage étanche, un gaz qui atteint les insectes à tous leurs stades de développement. "Nous intervenons chez des clients et aussi directement dans nos locaux. Des clients par exemple nous apportent leurs palettes, que l'on traite sur place. Cela permet d'éliminer les bruches, charançons, mites alimentaires et autres insectes en 8 à 20 jours", décrit la chargée d'affaires. La fumigation n'étant autorisée qu'en conventionnel, l'entreprise réalise aussi des applications au CO2 en anoxie, pour les denrées biologiques. Traita a développé toute une clientèle d'importateurs, exportateurs, négoces, coopératives et semenciers, avec un rayonnement national. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
En MFR, la demande pour les formations agricoles en apprentissage se renforce.
Les formations agricoles confirment leur attractivité 
L'heure de la rentrée a sonné dans les établissements de formation agricole du département.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois