Aller au contenu principal

DOUX
Trente jours pour répondre aux courriers de l’entreprise

Depuis quelques semaines, les éleveurs reçoivent des courriers.

Marc Laffineur, député, en visite au Gaec des Châtaigniers à La Pouëze.
Marc Laffineur, député, en visite au Gaec des Châtaigniers à La Pouëze.
© AA

Le mandataire judiciaire du groupe Doux procède actuellement à la vérification du passif. Dans ce cadre, les éleveurs ont reçu différents types de courriers depuis le début du mois. Concernant les courriers simples (non recommandés) relatifs à la demande d’actualisation de créance, un modèle de réponse est disponible sur Agri49.fr
Concernant les courriers envoyés en recommandé avec accusé de réception (ce sont en fait des contestations de créances), relatifs aux montants des créances ainsi qu’au privilège des créances déclarées, un modèle de réponse est également disponible sur Agri49. Attention, les éleveurs ont 30 jours suite à la réception du courrier pour y répondre. Dans ce contexte,  les éleveurs devront prendre la décision :
- soit de confirmer la déclaration : la contestation sera donc maintenue et l’affaire sera plaidée en audience devant Monsieur le juge commissaire. La question de la représentation de l’éleveur se posera donc. Soit l’éleveur se présentera devant le juge pour défendre son dossier (ou se fera assister ou représenter par le conseil de son choix), soit il remplira un pouvoir (disponible sur Agri49) pour se faire représenter. Si l’éleveur est adhérent de l’association des producteurs Doux de Chantonnay, il sera représenté automatiquement par Maître Chalopin.
- soit d’accepter la contestation effectuée par le mandataire. Il est important que l’éleveur puisse étudier le contenu du courrier avec son conseil (animateur, juriste, avocat…) afin de prendre la bonne décision et d’en mesurer les conséquences.

Sophie Beauquin
Renseignement : FDSEA 49, 02 41 96 76 29.

Tribunal

Suite à l’audience du mercredi 28, le Tribunal de commerce de Quimper a proposé une période d’observation de 6 mois avec présentation d’un plan de continuation du groupe Doux le 1er juin prochain. La décision définitive doit être prise vendredi 30. Le tribunal a rappelé que le marché à l’export est en forte demande. “C’est plutôt une bonne nouvelle”, s’exprime Daniel Audigane, président de l’association des producteurs Doux de Chantonnay.

DOSSIER DOUX

La FDSEA maintient les parlementaires en alerte

La FDSEA a organisé la visite du député Marc Laffineur au Gaec des Châtaigniers à La Pouëze pour évoquer les difficultés du dossier Doux. Cette visite a été l’occasion de pointer du doigt la situation de plusieurs exploitations du Maine-et-Loire suite à la mise en redressement judiciaire prononcée au mois de juin. Les représentants de la FDSEA ont rappelé les priorités actuelles sur le dossier. “Nous demandons le règlement intégral des sommes dues aux éleveurs, sans distinction ni discrimination entre les éleveurs comme on peut l’observer actuellement”, a souligné Jean- Marc Lézé, président de la FDSEA. “Notre organisation appuie également les éleveurs dans la négociation de leurs contrats que ce soit avec le groupe Doux ou avec les repreneurs des différentes unités d’abattage du pôle frais”. La question de l’inadéquation entre les enjeux d’un dossier international, quel qu’il soit, et son traitement par des juridictions locales a été soulevée. Les responsables professionnels ont également insisté sur la nécessité de rester très mobilisés pour suivre l’évolution du groupe à l’issue de la période d’observation. Il en va de l’avenir de la filière avicole française. “La résonance du dossier Doux et l’empilement des contraintes réglementaires et environnementales ne donnent pas de bonnes perspectives pour les éleveurs avicoles dans un marché mondial pourtant porteur”, conclut Jean-François Ramond, président de la section avicole départementale.

Aurélien TENEZE
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois