Aller au contenu principal

MSA
Un ciné-débat sur les femmes en agriculture

Rencontre avec Valérie Gohier, ancienne agricultrice et aujourd'hui formatrice, qui témoignera à la soirée ciné-débat organisée par la MSA de Maine-et-Loire, mardi 19 novembre au Campus de Pouillé.

©
Valérie Gohier est déléguée MSA et vice-présidente du comité de Segré en Anjou Bleu.

Quel est votre parcours professionnel ?

J'ai 54 ans, j'ai été exploitante agricole pendant 21 ans. J'avais repris l'exploitation de mes parents avec mon mari en EARL, puis nous avons créé en 2006 un Gaec à six associés. Il y a 7 ans, j'ai décidé de laisser l'exploitation pour aller faire une licence professionnelle car je souhaitais voir autre chose, tout en restant dans le domaine agricole. Je ne suis pas partie parce que cela n'allait pas, mais que j'ai pu le faire parce que tout allait bien sur l'exploitation. Je n'ai aucun regret d'y avoir travaillé. Le statut de chef d'exploitation m'a apporté une certaine souplesse qui nous a permis d'élever nos 5 enfants. Je vois la différence aujourd'hui, le statut de salarié a beaucoup d'avantages mais n'apporte pas la même adaptabilité à la vie de famille.

Aujourd'hui, je suis formatrice pour Efea*, l'organisme de la Chambre d'agriculture, et je coordonne le Certificat de spécialisation en élevage laitier à la ferme expérimentale des Trinottières. Je suis engagée également à la MSA, où je termine mon deuxième mandat de déléguée (je ne me représente pas aux prochaines élections).

Quel regard portez-vous sur les femmes qui viennent se former en agriculture ?

Au CS lait, je vois à la fois des jeunes en cours de formation initiale et aussi beaucoup d'adultes en reconversion, qui passent un BPREA. La grosse majorité de nos apprenants sont des Nima (Non issus du milieu agricole). Le CS lait accueille, selon les années, environ 40 % de femmes. Leurs profils sont intéressants, elles apportent un regard différent, nouveau sur l'agriculture. La plupart d'entre elles sont salariées et beaucoup arrivent avec des niveaux d'études assez élevés : ingénieur, master, doctorat... Beaucoup sont à la recherche d'un métier "utile", avec du sens, et trouvent cela dans l'agriculture, qui remplit le rôle de nourrir les personnes. Les femmes ont tout à fait leur place dans la formation, elles y font les mêmes tâches que les hommes. 

 

Programme du ciné-débat 

Mardi 19 novembre, à 19 h 30 au Campus de Pouillé aux Ponts-de-Cé.

- 19  h  30, visite de l'exposition “Femmes du monde agricole”

- 20 h, documentaire “Femmes de la terre” réalisé par Edouard Bergeon

- 21 h 30, table ronde avec la participation de Christiane Lambert, ex-présidente FNSEA et témoin dans le documentaire ; Anne Gautier, présidente de la MSA de Maine-et-Loire ; Valérie Gohier, déléguée MSA ; Anne-Laura Aulon et Victor Robion, 1er prix départemental à l'installation décerné par Jeunes agriculteurs en 2023.

Entrée gratuite sur inscription (sur maineetloire.msa.fr)

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois