Un élevage familial à découvrir avec JA
Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes agriculteurs de Maine-et-Loire. Rencontre avec Sylvain et Coralie, éleveurs à Segré en Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée).
Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes agriculteurs de Maine-et-Loire. Rencontre avec Sylvain et Coralie, éleveurs à Segré en Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée).
Sylvain et Coralie Morfoise accueilleront Fermes en fêtes, le 14 juin. Le couple n'en est pas à son coup d'essai, il avait déjà reçu le public lors d'une précédente édition, avec 300 couverts servis. Cette année, les Jeunes agriculteurs du canton de Segré préparent une journée bien remplie, avec la rando ferme et ses haltes chez l'éleveur ovin Benoit Gernigon, aux Jardins de la Sazée (maraîchage bio), et au Caec Caprijour. Un cochon grillé sera servi (sur réservation obligatoire au 06 16 31 65 19) et de nombreuses animations sont programmées : concours de chevaux percherons, démonstration de moiss-batt', cross de tracteurs tondeuses, démonstration de chien de troupeau, château gonflable... "Notre fils aîné, Gabriel, qui a 7 ans, a prévu aussi de faire une mini-ferme", se réjouit Sylvain Morfoise. Une bonne vingtaine de bénévoles de JA seront mobilisés le jour J. Et pour le troupeau laitier, tout est prévu : "la traite sera prise en charge par une ancienne stagiaire", ajoute Coralie Morfoise.
La 4ème génération sur l'élevage
Sylvain Morfoise, adhérent JA depuis ses 16 ans et aujourd'hui trésorier des JA de Segré en Anjou Bleu, apprécie ces événements festifs, une bonne manière de "dynamiser les cantons". Ils sont aussi l'occasion de faire découvrir au public une exploitation laitière bien ancrée dans le tissu agricole local, puisque Sylvain est, notamment, président de la Cuma de l'Avenir. Âgé de 32 ans, il a repris l'exploitation il y a 10 ans, lorsque son père est parti en retraite. Après son Bac pro CGEA à la MFR de Segré, il a engrangé plusieurs expériences (remplacement, saisons de battage, emploi communal...), avec, en ligne de mire, l'idée de pérenniser l'exploitation. "Je me suis installé à 22 ans, c'était un peu jeune, et j'aurais pu rouler encore un peu ma bosse, mais il n'était pas question d'abandonner la ferme", souligne-t-il. Le jeune éleveur est la 4ème génération sur cette ferme, qui livre depuis toujours son lait à la fromagerie Perreault. Pour faire le lien entre l'élevage et l'assiette, des Fol Épi et Chamois d'Or seront d'ailleurs servis à Fermes en fêtes.
L'exploitation s'agrandit au fil des évolutions : à son installation, Sylvain Morfoise produisait 320 000 l de lait, sur 85 ha. Puis, l'an dernier, un autre projet s'est concrétisé, l'installation de Coralie, 29 ans. Cette fille d'agriculteur avait une formation de services aux personnes et animation dans les territoires (Bac pro Sapat). "J'ai travaillé plusieurs années en Ehpad, mais je ne m'y retrouvais plus, surtout en termes de conditions de travail", déplore Coralie, qui est passée du soin à la personne, au soin aux animaux.
S'équiper pas à pas
Après une formation au CFPPA de Segré, elle s'est installée au 15 avril 2025. Son projet initial, un atelier volailles de chair de Loué, a été laissé de côté, du moins pour l'instant. "Le contexte de guerre en Ukraine, de grippe aviaire, ont fait qu'on a renoncé, explique Sylvain Morfoise. Et puis nous avons eu la possibilité de reprendre des terres dans le voisinage, ce qui nous permettait d'augmenter notre surface fourragère et de conforter le lait". Depuis l'installation de Coralie, la surface est montée à 140 ha (prairies, fourrages et cultures de vente), pour 650 000 l de lait. Le couple s'est équipé dans une salle de traite 2x8, pour remplacer l'ancienne 2x5 sans décrochage automatique. Un choix économique, puisque les éleveurs ont acquis une salle d'occasion, pour 35 000 €, et ont assuré eux-mêmes démontage et montage. "Le but était qu'on ne dépasse pas les 1 heure de traite pour nos 70 laitières, ce qui est le cas", explique Sylvain Morfoise. Plutôt prudent en termes d'investissements, le couple prévoit d'apporter quelques aménagements (bardage, ventilation...) pour le confort des animaux, et d'eux-mêmes.