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ÉLEVAGE
“Un groupement export français se met en place”

La section viande bovine de la FRSEA s’est réunie vendredi 14 octobre. Satisfait de la remontée des cours, Guy Hermouet, son président, livre son analyse.

“L’export a permis de faire remonter les prix payés aux producteurs”, souligne Guy Hermouet.
“L’export a permis de faire remonter les prix payés aux producteurs”, souligne Guy Hermouet.
© AA

Les cours de la viande bovine progressent de façon significative. Les éleveurs sont-ils satisfaits ?
Guy Hermouet : Bien sûr, puisque nous nous sommes battus pour faire remonter les prix. Nous avons bloqué les abattoirs il y a juste un an et avions obtenu à l’époque un plan de revalorisation progressive des prix. La remontée actuelle des cours doit être mise en relation directe avec ce plan. Cela doit nous persuader que les résultats ne s’obtiennent que grâce au travail et à la ténacité syndicale. Dans la remontée actuelle, il faut cependant différencier les jeunes bovins qui ont gagné de 40 à 60 centimes d’euros / kg depuis un an, alors que pour les femelles, les hausses sont plus faibles, de l’ordre de 15 à 35 cts, selon les catégories. Les hausses actuelles doivent donc se poursuivre, car dans le même temps, nos coûts de production ont fortement augmenté. Par ailleurs, les membres de la section régionale, tout en se réjouissant des hausses actuelles, ont tous alerté sur la situation délicate des trésoreries des exploitations : quatre ans de crise et deux sécheresses consécutives avec des achats massifs de paille et fourrages ne s’effacent pas comme ça.

L’export tire les marchés vers le haut. Après plusieurs mois de blocage avec certains partenaires de la filière sur la question du GIE export, on sent, depuis la semaine dernière, que les choses sont en train d’évoluer. Qu’en est-il ?
Là encore, nous avons travaillé, inlassablement. La semaine dernière, nous nous sommes retrouvés au sein de la filière. Un accord se dessine autour d’un groupement export français qui va permettre de travailler ensemble pour trouver de nouveaux marchés à l’expor-tation, aider aux démarches administratives et lever les freins, tout en respectant les opérateurs économiques. Ce qui importe c’est que nous allons être en ordre de marche alors même que les perspectives de marché, en particulier dans le bassin méditerranéen, sont positives pour nous. Coop de France rejoint cette démarche : c’est une très bonne nouvelle.

Il existe un débat avec certaines familles de l’interprofession sur cette question de l’export : est- ce dangereux pour les entreprises d’abattage françaises ?
Je vais être clair : l’export a permis de faire remonter les prix payés aux producteurs en France. Alors je voudrais d’abord entendre toutes les entreprises se réjouir de cela. Si les producteurs ne gagnent pas d’argent en viande bovine, ils arrêteront de produire et ce sera alors pire pour les entreprises. Les volumes exportés en vif, objet de la polémique, sont très faibles par rapport à la production totale. Pour moi, le principal enjeu pour les entreprises est d’avoir un approvisionnement régulier, en phase avec le marché, dans un rayon raisonnable pour limiter les frais d’approche. Le meilleur moyen pour y parvenir est encore d’avoir de nombreux producteurs avec un revenu.

Propos recueillis
par Jean-Paul Goutines

AIDES SÉCHERESSE

Report d’annuité des prêts : dossier à déposer pour le 31 octobre

Dans le cadre des mesures prises pour venir en aide aux éleveurs frappés par la sécheresse en 2011, le report d’un an des échéances des prêts de reconstitution de fonds de roulement contractés par les éleveurs a été décidé dans le cadre du plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (PSEA). Les modalités d’application sont aujourd’hui connues.
Peuvent en bénéficier, les éleveurs (bovins lait et viande, ovins lait et viande et caprins), dont le taux de spécialisation est d’au moins 50 % dans ces filières et dont le siège social de l’exploitation est situé dans une zone reconnue au titre des calamités agricoles dues à la sécheresse 2011. Le dispositif de report s’applique à l’ensemble des prêts de reconstitution de fonds de roulement du PSEA contractés par les éleveurs.
- Dans le cas de prêts à échéances annuelles, le montant de l’annuité reporté est le montant de la prochaine annuité (capital + intérêt) non échue. En cas d’échéances semestrielles, trimestrielles ou mensuelles, il s’agit de l’équivalent d’une annuité non échue ;
- Le report porte sur les échéances non échues au moment de la signature de l’avenant au contrat de prêt initial et dont la date de survenance est comprise entre la date de signature de la convention avec les établissements de crédit et le 20 décembre 2012 ;
- Le report prend la forme d’un étalement du remboursement de l’annuité sur la durée restante du prêt, sans prolongement  de la durée initiale de ce dernier ;
- Le taux d’intérêt est celui accordé par l’établissement de crédit à l’éleveur lors du prêt initial (inférieur ou égal à 3 %) ;
- Les frais de dossier sont intégralement pris en charge par l’établissement de crédit ;
- L’État prend en charge le coût de ce report d’annuité.
Pour en bénéficier, l’éleveur doit déposer, avant le 31 octobre 2011, un dossier auprès de son établissement de crédit. S’il remplit les conditions, un avenant à son contrat sera établi avant le 20 décembre 2011.
Ce versement sera effectué après vérification par les DDT(M) du respect du plafond d’aide de minimis (maximum 7 500 € par exploitation sur les trois dernières années fiscales).

 

BOVINS

Le GIE export devient un organe de prospection

“Nous espérons signer un accord courant novembre”, a déclaré le 13 octobre le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire. Les coopératives se sont ralliées à une formule qui abandonne le rôle d'opérateur à l'exportation. Le GIE devient un GEF (Groupement export France) dont le rôle consistera à explorer les marchés pour alerter les industriels exportateurs. Trois objectifs sont assignés au GEF : mutualiser les moyens d'exploration des marchés, faire de la veille économique générale et utiliser l'appui des pouvoirs publics sur les contraintes techniques et sanitaires. Le ministère précise que l'accord devra inclure une entente sur les modalités de gouvernance du GEF, un cadre juridique stable et une proposition de plan d'action. Les productions incluses dans les activités du GEF restent les bovins vifs, la viande bovine et la génétique.

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