Bio
Un nouveau cap pour l'agriculture biologique d'ici 2027
Le programme régional " Ambition bio 2025-2027 " a été officiellement signé ce mardi 3 février 2026 à Montrevault-sur-Èvre par l'ensemble des partenaires institutionnels et professionnels. Entre objectifs de transmission, consolidation de l'élevage et reconquête des débouchés en restauration collective, cette nouvelle feuille de route fixe les priorités pour les trois prochaines années.
Réunis au collège de l'Èvre, un établissement où le bio pèse déjà 35 % des achats alimentaires, les signataires (État, Région, Agence de l'eau, Chambre d'agriculture, Interbio et CAB) ont scellé une stratégie de développement régional ambitieuse : relancer la dynamique de la Surface Agricole Utile (SAU) en bio tout en sécurisant l'amont et l'aval des filières.
Le renouvellement des générations s'impose comme la clé de voûte de ce programme. Pour éviter toute déprise, les partenaires visent le maintien d'un taux de 35 % d'installations aidées en agriculture biologique sur la période 2025-2027. Surtout, une attention particulière sera portée à la transmission : l'objectif affiché est que chaque départ d'une ferme engagée en bio se solde par une reprise sous le même mode de production. Un accompagnement renforcé sera mis en place pour sécuriser ces transitions cruciales pour le maillage territorial.
Sécuriser l'élevage et les débouchés locaux
Dans une région où la polyculture-élevage est un pilier, le programme insiste sur la fragilité actuelle du secteur. En cohérence avec le projet de souveraineté alimentaire (SAED), et la recherche de complémentarités entre les productions et de résilience des territoires, l'ambition est de maintenir la part des exploitations laitières et bovins viande à 30 % de l'ensemble des fermes bio. Ce socle est jugé indispensable pour garantir l'équilibre agronomique des exploitations.
Côté débouchés, le levier de la restauration collective est plus que jamais d'actualité. Les témoignages de producteurs locaux (EARL Hunileg, Le Groin Levé, Gaec Billard) lors de la signature ont rappelé que l'approvisionnement local et bio nécessite une structuration fine des filières. Le programme prévoit 17 actions concrètes, soutenues par une large coalition d'acteurs (ADEME, coopératives, organisations professionnelles), pour stimuler la consommation de proximité et créer de nouveaux débouchés durables, aussi bien en circuits courts qu'en filières longues.