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Installation-transmission
Un premier agribus en Segréen pour visiter des fermes à reprendre

Vendredi 21 mars, la Chambre d'agriculture et Anjou Bleu Communauté ont organisé le premier agribus en Maine-et-Loire. Un groupe de candidats a visité trois exploitations. 

"Depuis 10 ans, nous avons organisé un certain nombre de farm-dating sur le territoire. La formule a vraiment porté ses fruits, mais elle avait ses limites. Ce n'est pas toujours évident pour les candidats et cédants  d'échanger derrière un bureau. Grâce à l'agribus, les candidats peuvent voir immédiatement l'environnement de la ferme", a expliqué Alexandre Mosset, chargé de mission à Anjou Bleu Communauté. Ce type de circuit en bus a déjà eu lieu dans des départements voisins.

Une diversité de porteurs de projets

Une première a donc eu lieu vendredi 21 mars en Segréen. Un minibus transportant 4 porteurs de projets s'est rendu dans des exploitations qui seront très prochainement à reprendre, l'EARL le Pont Montreuil, à Châtelais, en vaches allaitantes et brebis, le Gaec de la Poulinière à Saint-Martin du Bois, en élevage laitier bio et électricité en vente et autoconsommation, et l'EARL le Coudrier, à Sainte-Gemmes d'Andigné, en élevage laitier. A bord, quatre candidats, à l'image de la diversité des nouveaux aspirants à la profession d'agriculteurs. Il y a parmi eux Marine, une jeune femme de 35 ans originaire de Picardie, arrivée il y a deux ans et demi en Sud Mayenne, non issue du milieu agricole : "j'ai travaillé dans plusieurs domaines, dans la restauration, dans le BTP, presque 10 ans dans une filiale d'Airbus, puis en maraîchage et aujourd'hui, en bovins lait, explique-t-elle. Je prépare un BPREA à l'Efea des Trinottières et mon objectif serait de m'installer, en bovins allaitants, en 2027". A l'issue de la première visite à Châtelais, la formule l'avait déjà convaincue : "j'avais déjà participé à des farm dating et des visites d'exploitation, mais jamais à un agribus. Ça permet de voir l'environnement de travail, ses avantages et ses inconvénients. On est dans un échange direct, l'agriculteur peut répondre aux questions tout de suite..." Pour elle, ne pas être originaire du milieu agricole n'est pas un frein à l'installation : "les exploitants sont assez ouverts et n'ont vraiment le choix que de s'ouvrir à des transmissions hors cadre agricole".

Echanger son ressenti sur les visites

À ses côtés, Marc, 39 ans. Ce conseiller agricole, seul fils d'agriculteur parmi les candidats de l'agribus, a un projet en bovins allaitants, "en bio si possible". Il est également séduit par cette formule innovante : "c'est intéressant de se projeter sur une exploitation, avec l'agriculteur qui nous la présente vraiment telle qu'il la vit... ça permet de faire avancer son projet à lui, et le nôtre aussi". Le fait d'être à plusieurs est un plus, estime-t-il : "quand on visite une exploitation seul avec un agriculteur, on peut avoir une réaction, un ressenti et on peut se dire “je suis tout seul à le vivre”. Alors qu'avec la visite collective, d'autres peuvent avoir la même réflexion, c'est intéressant de pouvoir en échanger". Les autres candidats ont tous deux la trentaine également, l'un est un employé de l'industrie en cours de reconversion au CFPPA de Segré, porteur d'un projet en ovins allaitants et l'autre, un ancien cavalier de trot, qui a un projet d'élevage équin.

Inscrits au RDI (répertoire départ installation), les futurs cédants n'ont pas eu beaucoup de visites pour l'instant et comptaient sur cette nouvelle formule pour établir de nouveaux contacts avec des candidats motivés et répondre à leurs questions sur la production mais aussi le foncier et la question de l'habitation.

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