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Paille
Un premier chargement de 23 tonnes de paille est parvenu en Anjou

Les premières livraisons venant de la Vienne arrivent dans les cours des exploitations de Maine-et-Loire. Un camion a été déchargé à Saint-Augustin-des-Bois, lundi, chez Philippe Marais. 

Lundi, à Saint-Augustin-des-Bois, le démarrage de l’opération paille. 
Lundi, à Saint-Augustin-des-Bois, le démarrage de l’opération paille. 
© AA

Le premier camion de paille en provenance de la Vienne est arrivé en Maine-et-Loire. C’est à Saint-Augustin-des-Bois, chez Philippe Marais, que la livraison a eu lieu, lundi 12 juillet en fin d’après-midi. Vingt-trois tonnes de paille, fraîchement coupée et de qualité, ont été déchargées chez cet éleveur spécialisé viande. Philippe Marais cultive 12 hectares de triticale  en autoconsommation, 13 hectares de maïs ensilage, le reste de la surface (145 hectares) est en prairies pour nourrir sa centaine de vaches allaitantes et les 45 taurillons qu’il élève dans l’année. Très tôt, l’éleveur s’est alarmé des rendements. « Dès la fin mai, je me suis rendu compte qu’il manquait 25 % de foin », se souvient-il. Même constat pour la paille :
« J’ai bien vu qu’il en manquerait également ».  Philippe Marais  a donc alerté le responsable du canton, Jean-Maurice Dupont. « Lors des conseils d’administration de la FDSEA, cette situation très préoccupante du manque de fourrages a bien sûr été abordée, se rappelle le responsable syndical. Je connaissais le problème sur le secteur du Louroux-Béconnais et grâce à notre réseau départemental, sur la quasi totalité du département. Nous étions donc tous sensibilisés et prêts à nous mobiliser pour répondre à la demande des agriculteurs. On voit là l’efficacité de notre structure syndicale, capable d’organiser et d’assurer cette intendance  ». Dès que la décision a été prise de lancer l’opération, Philippe Marais a fait connaître ses besoins et s’est inscrit très rapidement pour passer une commande ferme. Il fait partie des premiers inscrits et également des premiers livrés.

Manque d’eau
La suite des événements donne raison à l’éleveur de son anticipation car ses craintes se sont confirmées cette semaine : « J’ai déjà battu 3 ha de triticale qui sont de moindre qualité par rapport aux années passées. Cette parcelle semée précocement n’a pas tallé correctement et a souffert du manque d’eau pendant la floraison. À la récolte, les grains sont petits et la paille cassante. Avec un rendement sur cette variété de 45 quintaux au lieu de 60, il me manque 25 % de production. Le rendement des semis plus tardifs devrait être un peu plus élevé mais n’atteindra pas le niveau habituel. » Ce n’est pas la première fois que cet éleveur a recours à  une opération paille mise en place  par la FDSEA. Et s’il a choisi cette solution, c’est avant tout pour éviter d’alimenter une spéculation latente. Le choix de travailler avec la FDSEA de la Vienne, c'est-à-dire l’entraide entre départements, l’a aussi séduit.

Aurélie Andriot

Prévisions

Moissons : premier tour d’horizon en Maine-et-Loire

Ce n’est pas vraiment une surprise. Mais cela vient un peu plus assombrir l’horizon. La moisson 2010 ne sera pas exceptionnelle. Elle est même décevante dans la plupart des régions avec des rendements en deçà des moyennes. On estime, globalement, qu’elle sera de 30 % inférieure. Avec, toutefois, « un bon poids spécifique de 64 à 66 », indique indique Etienne Goiset, de Terrena, « et une humidité correcte ». Quant aux cours ou aux montants des acomptes, « il est encore trop tôt ».
Sur les Mauges, en blé, les grains sont inférieurs à la moyenne « sans être catastrophiques cependant ». Mais en paille, les rendements chutent de 30 à 40 %.  Les colzas sont à – 25 % de leur performance habituelle. Sur les orges, la situation est hétérogène. Globalement, les terres lourdes se sont mieux tenues.
Sur le Saumurois, les rendements sont variables en orge, mais en deçà. En moyenne de 40 à 50 quintaux, ils peuvent ici ou là, atteindre 30 quintaux, alors que la moyenne se situe à 65/70 quintaux. Déception pour les blés durs qui affichent 40 à 50 quintaux, mais un bon PS qui pourrait venir compenser le faible rendement.
Dans le Segréen, les engins tournent à plein. L’orge, qui n’est pas terminé devrait avoir un rendement plutôt  « normal ». En blé, les premières estimations permettent de tabler sur des rendements faibles en blé, mais plutôt de bonne qualité. Par contre, comme on pouvait s’y attendre, c’est très mauvais en paille. D’où, rappelle Jean-Marc Lézé, « l’importance d’avoir pris ses précautions » (voir ci-dessus).
Enfin, dans la région du Baugeois, les récoltes de blé tendre montrent un rendement assez hétérogène, pouvant descendre jusqu’à 40 quintaux alors que la moyenne est de 75. Mais le poids spécifique semble bon. Certains blés sous contrat n’ont toutefois pas atteint le taux de protéines nécessaire et seront rémunérés au prix standard. Le rendement des orges est de 10 quintaux inférieur à la moyenne habituelle de 70 quintaux. Les colzas ne sont pas encore récoltés.
Au niveau national, selon les dernières estimations du Service de statistique du ministère de l’Agriculture, publiées mardi 6 juillet, la récolte de céréales à paille serait en retrait de 6 % par rapport à la production record 2009. Elle atteindrait 50,7 millions de tonnes.

m.l.-r.

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