Aller au contenu principal

Élevage laitier
Un site pour un nouveau départ

Le Gaec de la Pasquerie, à Grez-Neuville, a investi dans un bâtiment équipé notamment de deux robots de traite DeLaval.

Ils sont partis d'une page blanche. Vincent Vignais 55 ans, et son fils Mathieu, 28 ans, ont créé en février 2022, le Gaec de la Pasquerie, suite à la dissolution d'un grand Gaec familial multiproductions, à 6 associés et un salarié. Pour ce faire, il a fallu construire un bâtiment d'élevage et l'ensemble du site (silos, fosse...). Les établissements Tessier, concessionnaire DeLaval, ont organisé mardi 19 mars une ferme ouverte dans cet élevage, qui est d'ailleurs labellisé Blue farm DeLaval. Installés sur 140 ha de SAU, les deux associés ont pour l'instant un effectif de 110 vaches prim'holstein et vont monter à 130 vaches par croît interne, dans l'objectif de produire au moins 1,5 million de litres de lait.

Rideaux automatisés

Les associés ont fait construire par Prefakit  (avec un peu d'aide de leur part), un bâtiment de 66 m x 36 m, équipé de 130 places de logettes et d'un aspirateur à lisier RC700. Objectif : améliorer le confort des animaux et le leur, par la même occasion. "On s'est arrangé pour que ce soit le plus simple possible pour le travail, le plus pratique, que l'on ait le moins de choses possibles à modifier", explique Vincent Vignais. Le toit, divisé en trois parties (deux chapelles et table d'alimentation), a été recouvert de panneaux sandwichs de 6 cm d'épaisseur, gage d'une isolation efficace en période chaude. "L'été dernier, lorsqu'il faisait 35°C dehors, il faisait 20 à 25°C seulement dans les bâtiments, témoigne Mathieu Vignais. Seul le coup de chaud de septembre a vraiment touché les animaux". Sur les côtés, des rideaux latéraux VVS (Variable ventilation system) entièrement automatisés de la marque Galebreaker assurent une ventilation naturelle. Depuis la mise en service du bâtiment le 20 juin 2023, les vaches sont restées à l'intérieur, le temps de bien s'accoutumer aux robots. À partir de cette année, des sorties au pâturage sont prévues pour certains lots.

Les deux robots DeLaval sont de la dernière génération, V310. Ils sont équipés d'un système d'analyse de la progestérone. "Grâce à cela, les clients sont tenus au courant du cycle hormonal de la vache. Ils sont prévenus entre 24 et 36 heures du moment pour l'inséminer, ils peuvent également savoir si la vache est bien gestante, ou encore être informés de l'apparition d'un kyste", explique Yohann Tessier, concessionnaire DeLaval.

Installé à la sortie du robot, un système de pré-refroidisseur en ligne va permettre de réaliser des économies d'énergie. Pour un coût situé entre 6 000 et 7 000 euros (pour deux robots), cette installation "est amortie en 3 ans seulement", assure Marc Arthaud, commercial de la société Charriau.

Au total, les associés ont investi 1,5 million d'€ dans leur aménagement (bâtiment équipé, fosse à lisier, fumière, silos...), montant sur lequel ils ont perçu 43 200 € d'aides au titre du PCAE.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Les asperges blanches représentent 80% de la consommation mais 95% de la production française.
Fleuron d'Anjou recherche des producteurs d'asperges
La coopérative Fleuron d'Anjou veut développer la production d'asperges, visant un volume de 1 000 T à 5 ans. Elle recherche des…
Encore trop d'eau pour les semis

Les mauvaises conditions d'implantation des céréales d'automne ont induit un basculement des surfaces vers des variétés de…

Laurent Martin contrôle la production de ses panneaux sur son téléphone. L'optimiseur des onduleurs permet de superviser les modules (température, production, ampérage) et sécurise l'installation.
Une stabulation pour les vaches grâce au photovoltaïque
Éleveur de charolaises à Lys-Haut-Layon, Laurent Martin a financé la construction d'une stabulation pour son troupeau allaitant…
Entre 12 et 15 cm de hauteur d'herbe chez Jonathan Bertrand. Sorties 10 jours fin mars, ses vaches sont à nouveau consignées à l'intérieur, faute de portance.
Mise à l'herbe : de timides débuts

Limités jusqu'ici par la portance des sols, certains éleveurs se sont décidés à mettre à l'herbe des animaux, avec parfois des…

Daniel Rochard (JRC Solaire) et Christophe Cesbron (Serres JRC). A droite : les nouveaux haubans photovoltaïques.
Plus d'autonomie énergétique avec les haubans photovoltaïques
JRC Solaire conçoit des haubans photovoltaïques visant à accroître l'autonomie énergétique des exploitations maraîchères et…
Guillaume Aubert élève un troupeau de 65 vaches montbéliardes. Il est associé avec ses parents et son frère au sein du Gaec des Alezanes.
Autonome pour l'insémination de son troupeau laitier

Éleveur au Louroux-Béconnais, Guillaume Aubert a suivi une formation à l'insémination avec Innoval. Depuis, il a vu les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 176€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois