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Un tournant dans l’histoire de la Pac

Elections européennes : quels enjeux pour la politique agricole ? Vendredi 1er mars, la question a donné lieu à un débat diffusé sur les ondes de RCF Anjou, en partenariat avec l’Anjou agricole.

De g. à d., Jean-Marc Lézé,  président de la FDSEA, Karine Daniel, professeure à l’ésa, et Bruno Parmentier, ingénieur et économiste, lors de l’enregistrement de l’émission organisée par RCF Anjou, l’Anjou agricole, l’Esa et la Maison de l’Europe, consacrée aux enjeux agricoles des prochaines élections européennes.
De g. à d., Jean-Marc Lézé, président de la FDSEA, Karine Daniel, professeure à l’ésa, et Bruno Parmentier, ingénieur et économiste, lors de l’enregistrement de l’émission organisée par RCF Anjou, l’Anjou agricole, l’Esa et la Maison de l’Europe, consacrée aux enjeux agricoles des prochaines élections européennes.
© AA

Le 26 mai prochain, les Français ont rendez-vous avec l’Europe. Ils sont appelés aux urnes pour élire leurs 79 députés au Parlement de Strasbourg. Avec leurs collègues des autres pays membres de l’Union européenne, ces femmes et ces hommes devront notamment adopter la réforme de la Pac.

Quels sont les enjeux de cette nouvelle politique agricole commune ? Pour en débattre, RCF Anjou, en partenariat avec l’Anjou agricole, l’Esa et la Maison de l’Europe, a organisé une table ronde retransmise lundi 4 mars sur son antenne. En présence de Karine Daniel, économiste professeure à l’Esa, spécialiste de la Pac ; Bruno Parmentier, ingénieur et économiste, consultant sur les questions alimentaires, ancien directeur de l’Esa ; et Jean-Marc Lézé, président de la FDSEA.

Avec 60 milliards d’€ par an, la Pac pèse 40 % du budget de l’Union européenne (UE). Mais son budget devrait se voir amputer de 5 % - elle ne sera donc plus le principal poste de dépense communautaire. « La structure de l’agriculture européenne a évolué, avec une baisse de la démographie agricole depuis les précédentes Pac, et puis l’Europe a aujourd’hui d’autres mesures à financer, en particulier à l’égard des migrants », justifie Karine Daniel.

Un choix politique, donc. Comme l’était déjà, il y a 60 ans, la décision de soutenir massivement l’agriculture de la CEE. « A l’origine, la Pac est une politique alimentaire. Au sortir de la Seconde guerre mondiale, les Européens n'avaient qu'une priorité : sécuriser leurs approvisionnements en nourriture », rappelle Bruno Parmentier.

« C’est normal de vouloir financer d’autres politiques communes, cela va dans le sens de l’histoire de l’Europe. Mais personne ne veut mettre les moyens supplémentaires qui vont avec. Résultat, on rogne sur la Pac : ça ne peut pas durer », déplore Jean-Marc Lézé.

 

Le podcast de l'émission est disponible ici.

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