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Un verger entre le conventionnel et le bio

A Etriché, le verger de la SCA de Launay est labellisé verger écoresponsable. Dans le Maine-et-Loire, 94 producteurs suivent cette démarche donnant la priorité aux méthodes écologiquement sûres.

François Richard est arboriculteur à Etriché et il lui tient à cœur de réduire, dès qu’il le peut, l’usage de produits phytosanitaires.
François Richard est arboriculteur à Etriché et il lui tient à cœur de réduire, dès qu’il le peut, l’usage de produits phytosanitaires.
© AA

«Avoir une empreinte humaine la plus faible possible. » L’arboriculteur, François Richard, de la SCA de Launay travaille dans cette logique dans la conduite de son verger. Il a le label écoresponsable. Une voie entre le conventionnel et le bio. « Dans cette démarche, les arboriculteurs utilisent à la fois des méthodes agréées en agriculture biologique mais ne s’interdisent pas l’utilisation de produits phytosanitaires », précise Sandrine Gaborieau, responsable marketing et communication pour les vergers écoresponsables. Dans le Maine-et-Loire, 94 producteurs suivent cette démarche.
Parmi les méthodes utilisées, la confusion sexuelle. En ce moment, jusqu’à la mi-mai, le verger d’étriché pose des diffuseurs de phéromones dans les pommiers pour lutter contre les carpocapses et plusieurs types de tordeuses. « C’est la première fois que nous utilisons cette double confusion sexuelle. » D’habitude, les diffuseurs ne luttent que contre la reproduction des carpocapses. « Mais l’an dernier, le verger comptait 10 à 20 % de dégâts à cause de tordeuses. » Ce procédé de biocontrôle permet de limiter l’intervention chimique. Mais il demeure plus coûteux.
« Entre la pose et l’achat des diffuseurs, il faut compter environ 340 euros par hectare. » Les diffuseurs sont installés « tous les 3 pieds et demi.» Soit 1 000 par hectare. Le temps de pose ? 5 ou 6 heures par hectare. Il ne se substitue pas totalement au passage d’insecticides. « Cela dépend des années. »
« On ne traite pas avec plaisir », souligne le pomiculteur. Pour réduire l’usage de produits phytosanitaires, François Richard utilise « des matières actives plus ciblées sur les ravageurs. »
Les outils d’aide à la décision permettent aussi de réduire les interventions.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 6 mai 2016.

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