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Syndical
Une agriculture qui « marche sur la tête »

Pour dénoncer une agriculture qui ne tourne pas rond et un manque d’ambition agricole du Gouvernement, la FDSEA et JA49 ont lancé une vaste opération de panneaux retournés sur tout le département.

Au total ce sont plus d’une centaine de communes du Maine-et-Loire qui ont été touchées par cette action de retournement des panneaux. D’autres actions ne sont pas à exclure.
© DB

Depuis le week-end dernier, les adhérents de la FDSEA et des JA49 sont passés à l’action pour dénoncer une agriculture française qui « marche sur la tête ». Pour l’illustrer, les panneaux d’entrée de bourgs et d’agglomérations ont été retournés avec près d'une centaine d’actions recensées sur tout le Maine-et-Loire. Une façon symbolique d’interpeller les pouvoirs publics, les élus locaux et le grand public et de signifier que « quelque chose ne tourne pas rond » dans ce pays.


Une navigation à vue
Car l’agriculture a besoin d’une vraie politique agricole comme le demande le secrétaire général des JA49 Matthias Ménard : « le gouvernement navigue à vue à coup de lois, de taxes, de formations obligatoires ou de surtransposition permanentes de normes ». Avec pour conséquences des exploitations agricoles mises en difficulté, une agriculture moins compétitive et une explosion des importations agricoles qui ne sont pas produites avec les mêmes normes qu’en France. Juste un exemple, en 2023 plus d’un poulet sur deux consommés en France est un poulet étranger, contre 40 % en 2020…


Des revendications nombreuses
Cette action est aussi l’occasion de rappeler les demandes des deux syndicats, qui font aussi suite à la rencontre avec le Préfet du Maine-et-Loire le 31 octobre. « Nos demandes sont nombreuses » liste Anthony Ménard, secrétaire général de la FDSEA : tout d’abord finaliser le versement des aides Pac 2023 une situation intolérable pour ceux qui attendent ; obtenir une dérogation aux couverts nitrates suite aux pluies automnales ; un problème va aussi se poser rapidement sur le vidage des fosses à lisier ; nous attendons des précisions sur le ratio prairies permanentes. Les demandes concernent aussi la suspension des hausses des redevances eau et RPD qui vont fragiliser les exploitations, sur la sécurisation de la gestion de la ressource en eau et l’opposition aux accords de libre-échange. Enfin, en cette période où le pouvoir d’achat est au cœur de l’actualité, il convient de garantir l’application d’Egalim et d’affirmer une politique ambitieuse sur l’étiquetage et l’origine des produits.


Un manque d’ambition agricole
La FDSEA et JA49 exigent donc une vraie vision d'avenir pour l'agriculture, alors que le ressenti actuel est un véritable manque d’ambition présidentielle pour réarmer l'agriculture française et répondre aux enjeux de souveraineté alimentaire. Les défis de transition écologique, de la transmission des exploitations, du renouvellement des générations… les agriculteurs sont prêts à les relever ! Mais pas sous cette asphyxie réglementaire permanente, ni sans leviers financiers suffisants.

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