Maïs
Une attaque de géomyze inédite depuis 2016
Une très forte pression du ravageur Geomyza est observée ce printemps dans le Maine-et-Loire. Au Bourg-d'Iré (Segré-en-Anjou Bleu), Jean-François Gillier a vu la population de deux de ses parcelles de maïs s'effondrer à 20 000 pieds viables par hectare. Contraint de détruire et de ressemer, il témoigne d'une attaque d'une ampleur inconnue sur le département depuis 2016 (lire aussi page 19).
Dans le Segréen, les deux associés du Gaec des Iris exploitent une SAU de 103 ha, dont 25 sont dédiés au maïs, dans un système de polyculture-élevage diversifié, comprenant 1 200 m² de bâtiments volailles Label, un cheptel de vaches allaitantes (65 vêlages) et un atelier d'engraissement de taurillons d'une capacité de 144 places. Pour nourrir ce cheptel, l'exploitation s'appuie sur une rotation simple en alternance blé / maïs, où s'intercalent des dérobées de ray-grass ou des méteils. Habituellement, ces terres limoneuses à bon potentiel, bien que non irriguées, permettent de récolter a minima 75 à 80 q/ha en maïs grain, et jusqu'à 100 quintaux les meilleures années. Une récolte valorisée sous trois formes, notamment pour l'atelier taurillons : maïs grain, ensilage et maïs épi.