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Diversification
Une ferme porcine branchée circuits courts

A Saint-Laurent du Mottay, Franck,  Marie-Annick et Virginie Malinge élèvent des porcs qu’ils transforment, en partie, pour la vente directe et les circuits courts.

Virginie et Franck Malinge.
© AA

Découpes de porc sous vide, charcuterie, terrines, conserves... La Ferme au goût du porc élabore toute une gamme de produits, vendus localement via différents canaux (vente à la ferme sur commande, épiceries locales, restaurants, maison de retraite, marchés de Noël, ainsi qu’un distributeur automatique, à Varades). On trouve aussi, depuis cet automne, ces produits dans une partie des “cÔffrets des Mauges” proposés par l’Office de tourisme Ôsez Mauges.
L’exploitation, l’EARL des Rairies, s’est bien développée depuis ses débuts dans les années 70. Aujourd’hui à la retraite, Georges Malinge, le père de Franck, avait créé l’élevage porcin en 1976, démarrant avec quelques truies et installant très vite une fabrique d’aliments à la ferme (Faf). Au départ sans assise foncière, la ferme dispose aujourd’hui d’une surface de 160 ha, qui permet une quasi-autonomie du système.
Marie-Annick, la femme de Georges, l’a rejoint sur l’exploitation dans les années 90, et Franck a commencé à travailler avec ses parents sur l’exploitation familiale en 2006, pour s’installer en 2009. Rapidement, l’éleveur a eu envie de se diversifier et de faire de la transformation. Il est allé se former au CFPPA de Segré. « Fin 2006, je découpais mes premiers cochons », se souvient Franck Malinge. Comme son père, ce dernier a le goût de l’innovation : il a testé les cases liberté pour les truies, il a installé un tracker solaire qui lui permet d’alléger de 20 % sa facture énergétique...
La femme de Franck, Virginie, quant à elle, a rejoint en 2018 l’exploitation, où elle gère surtout l’aspect commercial et administratif. Aujourd’hui, l’élevage compte 160 truies en système naisseur-engraisseur. Sur environ 4 300 porcs nés chaque année, la majorité est vendue, en porcs conformés, à la coopérative Terrena. 170 à 190 porcs sont, quant à eux, transformés dans le laboratoire de l’exploitation. « L’avantage avec la transformation, c’est qu’on fixe nos prix. On peut rémunérer notre travail à sa juste valeur, répercuter nos coûts », soulignent Franck et Virginie Malinge.
Prochainement, la ferme va changer de fonctionnement. La partie naissage va être externalisée dans une maternité collective. C’est la question de la main-d’œuvre qui a guidé ce choix : « à la fin de l’année, ma mère va partir en retraite. Malgré toutes nos recherches, nous n’arrivons pas à trouver de salarié pour la remplacer !, explique en effet Franck Malinge. On a donc décidé de se concentrer sur la partie engraissement, transformation et vente directe ». La transformation est particulièrement chronophage, puisqu’elle occupe grosso modo 1 temps plein et demi sur l’année, avec des pics de travail importants. « Nous espérons qu’avec notre nouvelle organisation, nous aurons des amplitudes de travail moins grandes », souligne l’éleveur.
S.H.

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