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Agriculture urbaine
Une ferme verticale au Min d'Angers

A deux pas de la Maison de l'agriculture, au Min d’Angers, la Florentaise a installé une ferme verticale. Elle y expérimente ce mode de culture sous Led et produit des plants potagers.

Rue du Maine à Angers, dans les locaux de la Florentaise, on est loin des exploitations maraîchères ou horticoles classiques.  Les locaux ont l’allure d’une chambre froide... « Nos locaux ne font que 220 m2. Mais nous produisons sur 300 m2. » L’emprise au sol de la ferme verticale est de 40 m2. Sur cet espace réduit, 7 étages différents peuvent être mis en culture. Sur chaque étage se trouvent 2 tablettes. Cette année, 65 000 plants potagers ont été produits de janvier à mai.
 

Un outil clé en main
« Ce lieu n’est pas un véritable outil de production, précise Antoine Chupin, directeur innovation pour l’entreprise la Florentaise. C’est plutôt un espace d’expérimentation et de présentation de notre technologie. » L’entreprise spécialisée dans la fabrication de terreaux a installé une ferme verticale à Angers depuis avril 2019. Coût de l’investissement :
600 000 euros.
Cette ferme est le résultat d’un partenariat entre une société canadienne spécialisée dans la Led de culture et la Florentaise. « Nous avons associé nos savoirs complémentaires. L’entreprise canadienne a une longue expertise sur les technologies  Led dans le domaine horticole. Et nous bénéficions d’une expertise agronomique », explique Antoine Chupin. Ensemble, ils ont créé la filiale HRVST (dit Harvest) qui fabrique ce type de ferme verticale.
Le système de production développé dans cette ferme verticale apporte aux végétaux exactement, et de manière optimisée, les nutriments nécessaires à une croissance optimale. La technique repose principalement sur les Leds. Chaque longueur d’onde est sélectionnée de manière bien précise pour que la photosynthèse soit optimisée. Les plantes grandissent dans des pots 100 % biodégradables en fibre de bois remplis de terreau. « Les terreaux, eux, sont sélectionnés en fonction des besoins biologiques de la plante », complète Antoine Chupin. L’irrigation est gérée en vase clos. Une fois les plantes irriguées, l’eau est récupérée des tablettes pour être remise dans le circuit. Ce système de production ne nécessite l’utilisation d’aucun produit phytosanitaire car le milieu ambiant est totalement maîtrisé et filtré. « La fertilisation est réalisée par des engrais minéraux », note le directeur innovation.

Un pilotage automatisé
L’ensemble de la ferme est piloté grâce à un logiciel. « Il va gérer automatiquement la lumière, la ventilation et l’arrosage en fonction du stade de la plante », précise Mathieu Caradeuc, manager de la ferme verticale pour la Florentaise. Les paramètres de croissance sont intégrés dans une base de données pour chaque plante et à chaque stade. Le pilotage des cultures consiste en « une gestion des recettes de culture » .
En France, la Florentaise n’a encore commercialisé aucune ferme verticale. La première installation est au Canada. « Une ferme de 1 hectare a été mise en production pour la production de cannabis thérapeutique. Notre outil s’adapte parfaitement à ce type de production. »
 


Travail sur les jeunes plants

Avec cette ferme verticale, la Florentaise n’a pas vocation à concurrencer les maraîchers ou horticulteurs. « Aujourd’hui, cet outil nous semble intéressant pour la production de jeunes plants. Nous réalisons déjà des essais avec des horticulteurs locaux. Ils peuvent soit nous demander des jeunes plants pour les mettre en production soit les proposer directement à la vente dans leurs serres », souligne Antoine Chupin, directeur innovation.
La société s’adresse aussi aux particuliers. Elle propose une solution de carré potager. Le particulier s’abonne et reçoit  7 mois sur 12 un colis de jeunes plants potagers.
Elle propose aussi tous les éléments (bois, géotextile, terreau et paillage) pour construire le carré potager.

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