Aller au contenu principal

Interview
Une nouvelle organisation

Hubert Garaud, président de la coopérative Terrena, qui tenait son assemblée générale extraordinaire hier à Cholet.

une coopérative ne vit pas uniquement à travers l’économie. Elle doit aussi préserver une dimension sociale et humaine.
une coopérative ne vit pas uniquement à travers l’économie. Elle doit aussi préserver une dimension sociale et humaine.
© AA

Terrena tenait hier, à Cholet, son assemblée générale extraordinaire. Pouvez-vous nous dire pourquoi et ce qui va en découler pour Terrena ?

Hubert Garaud : En tenant cette assemblée générale extraordinaire, nous respectons notre engagement du 20 juin dernier qui prévoyait un renouvellement du conseil d’administration et une complète réorganisation de notre fonctionnement. Sept élus ont démissionné et six nouveaux administrateurs ont été cooptés. L’assemblée générale avait pour but de valider ces candidatures ainsi que la nouvelle organisation. La crise que Terrena a traversée et dont tous ont compris qu’elle nous contraignait à la réussite, nous a appris au moins une chose : une coopérative ne vit pas uniquement à travers l’économie. Elle doit aussi préserver une dimension sociale et humaine et nul ne doit avoir le sentiment d’y être ignoré.

Quelle sera donc la configuration de cette nouvelle organisation ?

Le conseil d’administration est composé de 28 membres désignés à partir des productions, organisées en trois pôles, et du territoire, à travers les comités de secteur. Une commission animation va être créée qui sera chargée de faire vivre cet ensemble. Avec ce nouveau type d’organisation, possibilité sera donnée à chaque rouage de s’exprimer et de monter des dossiers qu’il présentera au conseil d’administration, lequel aura pour charge de le valider et de hiérarchiser.

Sur un autre plan et concernant la filière bovine, l’abattoir Soviba a récemment été impliqué dans une affaire de boîtes de viande impropre à la consommation (corned-beef). Où en est le dossier et quelles incidences sur les marchés de Terrena ?

Nous avons immédiatement contesté la non-conformité des lots. Nous sommes confiants dans les résultats de l’expertise qui doit se dérouler ces jours-ci. Mais nous avons été aspirés dans le tourbillon qui s’est levé à cette occasion suite aux problèmes de steaks hachés. Ce cumul d’événements sème le doute. Nous travaillons à regagner la confiance de nos clients et du monde de la viande en général.

Propos recueillis par M. L.-R.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois