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Semences
Une nouvelle organisation pour une meilleure efficacité sur les marchés européens

Les structures départementales Fnams sont désormais organisées au niveau des régions Bretagne et Pays de la Loire.

Lors de l’assemblée générale de la Fnams.
Lors de l’assemblée générale de la Fnams.
© AA

La nouvelle formule de la Fnams est désormais à dimension régionale. Pourquoi une telle évolution ?
Michel Barreault : d’une organisation départementale, nous sommes passés à une union régionale, avec des commissions technique, prix et animation. Il s’agit là d’une mutualisation des moyens humains et financiers décidée afin de rendre toujours le même service, voire plus, aux agriculteurs semenciers.
La diminution du nombre d’agriculteurs et la concentration des entreprises nous ont conduits à ce choix. Et je peux dire que nous avons eu le courage de réformer à temps. Cela doit également nous permettre d’être représentés dans les instances agricoles régionales lors du prochain scrutin.

Qu’est-ce qui va changer pour l’agriculteur local ?
Rien. Il garde les mêmes services. Les réunions techniques et “bout de champs” sont maintenues. La commission prix fonctionnera au niveau régional mais, comme auparavant, tiendra compte des besoins, des coûts de production locaux.
Cette nouvelle organisation doit aussi nous permettre d’accueillir les associations regroupant les producteurs de chanvre du Grand Ouest.

Quel est l’état d’esprit des agriculteurs multiplicateurs de semences aujourd’hui ?
Ils sont inquiets. Les propositions de prix pour la campagne 2010 s’annoncent de 25 à 30 % inférieurs, car les établissements ont des stocks d’au moins un an. Les prévisions d’assolement sont en baisse pour  2010 et 2011.
L’autre motif d’inquiétude concerne les aspect sanitaires. Quelle protection peut-on attendre pour nos semences demain dans la mesure où les firmes phytosanitaires s’intéressent de moins en moins à nos petites filières ? Supprimer certains produits, c’est tout simplement supprimer une production. Diminuer le niveau sanitaire, c’est prendre le risque d’un refus d’agrément alors qu’une semence saine, c’est une garantie pour le producteur et le consommateur.


m.l.-r.

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