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Élevage
Une rénovation de l’appui technique pour améliorer les résultats économiques

La reconquête ovine s’est fixé des objectifs concrets pour une stabilité économique pérenne des exploitations.

Contrat de projet État-Région : un appui technique individuel sera apporté à chaque éleveur.
Contrat de projet État-Région : un appui technique individuel sera apporté à chaque éleveur.
© AA

Trois axes majeurs de la Reconquête ovine, initiée par la Fédération nationale ovine (FNO) ont été définis : les prix, les soutiens, la technicité.
Grâce au rééquilibrage de la Pac en faveur de la production ovine, les aides sont acquises au bénéfice des moutonniers jusqu’à fin 2013. Les responsables ovins de la région estiment que cette revalorisation ne doit pas être un prétexte pour l’aval de la filière à réduire les prix. Par ailleurs, les éleveurs ne doivent pas « s’assoupir » quant à leurs résultats techniques.
Les chutes de prix proviennent essentiellement d’importations intra-communautaires (Royaume-Uni, Irlande pour l’essentiel de la zone géographique française) ou néo-zélandaises. Mais la concurrence peut venir aussi de la production nationale, notamment lors de la sortie des agneaux des brebis laitières. La mise en place d’une gestion des approvisionnements d’agneaux sur le marché français est essentielle pour garantir des quantités fiables et une qualité bouchère souhaitée. La contractualisation doit éviter des fluctuations de prix trop importantes.

Un nouvel appui technique
Les résultats techniques sont un des paramètres perfectibles par l’éleveur volontaire. Pour cela, les responsables professionnels ovins ont sollicité et obtenu de la part de France Agrimer, une rénovation de l’appui technique qui dispose, dès 2010, de 2 M€ supplémentaires au niveau national. La produc-tivité des élevages intervient fondamentalement dans les résultats économiques. Il est donc essentiel de disposer d’un nouvel appui technique qui tiendra compte de différents éléments : le niveau technique de l’éleveur et sa marge de progrès ; la récente création de l’atelier ovin, les investissements envisagés.
Selon ces informations, l’appui technique individuel sera donc réparti en différents niveaux et sous différents thèmes :
Niveau 1 : éleveur ne maîtrisant pas les éléments techniques fondamentaux de son atelier ovin : 8 à 10 passages de technicien sont ainsi prévus – La structure ovine du GIE élevage a retenu, pour ces éleveurs, une productivité commerciale comprise entre 0,5 et 0,8 agneau vendu par brebis déclarée ;
Niveau 2 : éleveur dont les résultats sont perfectibles : les thématiques retenues en Pays de la Loire sont liées à l’hygiène-sanitaire, à la segmentation, au travail de l’éleveur et la gestion des ressources alimentaires-autonomie fourragère. Ce dernier volet ne pourra être mis en place qu’en 2011 une fois la méthode de l’Institut de l’élevage enseignée aux techniciens ovins. Pour ce niveau 2, le GIE élevage a défini une productivité commerciale supérieure à 0,8 agneau vendu par brebis déclarée ;
Niveau 3 : éleveur ayant un projet de modernisation : installation ou création d’atelier ovin, projet d’investissements, optimisation des coûts de production. Pour ce dernier module “optimisation des coûts de production”, le GIE élevage a défini une productivité commerciale supérieure à 0,8 agneau vendu par brebis déclarée. Cependant, ce module sera opérationnel en 2011 une fois la méthode de l’Institut de l’élevage diffusée auprès des techniciens.
En Pays de la Loire, 212 éleveurs, soit 70 % des éleveurs détenant plus de 100 brebis, sont d’ores et déjà suivis en appui technique individuel. La réno-vation de l’appui technique est aussi axée sur l’appui technique collectif.
La formation de groupe d’éleveurs étudiant une problé-matique qui leur est commune, représente de nombreux atouts : création d’un groupe d’éleveurs, partage d’expériences, comparaison entre les éleveurs, recherche collective de solutions concrètes…
Les appuis techniques collectifs sont représentatifs d’une volonté d’échanges et de progression des éleveurs. Pour être efficaces, les groupes d’appui technique seront composés d’un petit nombre d’éleveurs (de 6 à 15 maximum) et d’un animateur-technicien. La distance géographique entre les agriculteurs ne doit pas être trop importante sous risque de démobilisation.
Les thèmes choisis sont issus de la volonté de plusieurs éleveurs. Ils ne seront jamais imposés. Le GIE élevage a adressé pour agrément à France Agrimer 25 demandes provenant des organisations de producteurs mais aussi des services ovins des Chambres d’agriculture ou des organismes de sélection. Selon la réponse de France Agrimer, ces 25 groupes d’éleveurs sont ou seront constitués en 2010 en vue d’envisager des démarches de progrès, sur des thématiques telles que les valorisations de l’identification électronique, le désaisonnement, la segmen-tation, le sanitaire…

L’identification électronique au 1er juillet 2010
Le Contrat de projet soutenu par France Agrimer et géré dans le cadre d’un comité de suivi Draaf-France Agrimer et GIE élevage, aide aussi les petits investissements ovins, à raison de 40 % (50 % si JA) des achats s’élevant entre 2 000 € et 4 000 €. Ceux-ci concernent l’ambiance des bergeries, la contention, l’alimentation, l’amélioration des conditions de travail, le sanitaire, la traçabilité. En cette période de préparation à l’identification électronique applicable en juillet 2010, les investissements tels les logiciels de gestion de troupeau, les Pocket ou carnets d’agnelage électroniques, les lecteurs électroniques peuvent faire l’objet d’une aide. Pour en bénéficier, il faut réaliser un dossier prévisionnel avec l’appui du technicien. Le Plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE) concerne des investissements plus conséquents (> 15 000 €) avec des taux d’aide de 25 % pour les jeunes agriculteurs ou 15 % pour les non jeunes agriculteurs. La production ovine est prioritaire dans le paiement des aides, juste après les JA.

Contacter les techniciens ovins des organisations de producteurs (Ter’élevage ovin, Vendée Sèvres ovins, Oviouest) ou des chambres d’agriculture.
Site Reconquête ovine : http://www. reconquete-ovine.fr

Martine CLOTEAU
GIE ÉLEVAGE DES PAYS DE LA LOIRE

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