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Mauges
Une unité de compostage en projet à Beaupréau

50 000 tonnes d’effluents seront valorisés en 45 000 tonnes de fertilisant.

Gérard Chevalier, président de la Communauté de communes du centre Mauges  et Guy Raymond, directeur de l’union de coopératives Fertil’éveil, à l’initiative du site de compostage.
Gérard Chevalier, président de la Communauté de communes du centre Mauges et Guy Raymond, directeur de l’union de coopératives Fertil’éveil, à l’initiative du site de compostage.
© AA

“Le premier avantage du projet est de maintenir les capacités de production des élevages”, soulignait Gérard Chevalier, président de la communauté de communes du centre Mauges, le 27 novembre à Beaupréau, sur la Zac Anjou Artiparc. C’est là que devrait commencer à fonctionner d’ici deux ans, une unité de compostage d’effluents d’élevage, projet porté par l’union de coop Fertil’éveil*. D’une capacité de 50 000 tonnes, elle collectera des effluents d’élevages de volaille et de bovins, mais aussi de la paille et des résidus de cultures, de compost de champignonnière et de digestats solides de méthanisation, dans un rayon de 40 km environ. 
Le nombre d’éleveurs apporteurs est estimé à environ 150, de quatre départements, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique, la Vendée, les Deux-Sèvres. Un débouché assuré, donc, pour les exploitations agricoles en manque de surfaces d’épandage, et de l’autre côté, un approvisionnement en fertilisants organiques pour les zones de cultures éloignées des activités d’élevage. Le montant du projet est de 4,5 millions d’euros, avec à la clé la création d’au moins trois emplois directs. ;Fertil’éveil exploite depuis 8 ans une unité de capacité similaire, en Vendée, qui avait rencontré l’opposition de riverains lors de sa construction. “De nombreux concepts ont été mis en place pour réduire les nuisances, souligne Guy Raymond, directeur de Fertil’éveil, et aujourd’hui le retour d’expérience est plutôt bon”.

En milieu confiné

Pour le site de Beaupréau, des améliorations du process sont prévues de manière à ce que le compostage soit réalisé dans des bâtiments fermés, maintenus en permanence en dépression (pour éviter les émanations extérieures) grâce à des systèmes d’aspiration. “Dès la sortie de l’exploitation les camions seront bachés”, explique aussi Guy Raymond. Toutes les manipulations des effluents et du compost se réaliseront en milieu confiné. “La qualité du produit sera améliorée parce que le compost sera protégé du froid, de la pluie, du soleil, de la lune. D’une contrainte environnementale, on en fait une valeur ajoutée sur le marché”, résume le directeur de la coop.

S.H.

 

* Union de coopératives née du rapprochement de la Cavac, Coop éveil et Terrena.

 

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