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Aménagement
Urbanisation : la limite de la RD 775 doit être respectée

À Avrillé, l’application du projet de Scot hypothéquerait l’avenir d’activités agricoles. Les associés du Gaec du Fléchet sont inquiets.

À gauche, le Gaec du Fléchet, à droite, la zone urbanisée. La Chambre d’agriculture est catégorique : “la RD 775 doit matérialiser une limite d’urbanisation”. 
À gauche, le Gaec du Fléchet, à droite, la zone urbanisée. La Chambre d’agriculture est catégorique : “la RD 775 doit matérialiser une limite d’urbanisation”. 
© AA

Sur le territoire du Pays Loire Angers -66 communes-, l’agriculture perd 187 hectares chaque année. En densifiant l’habitat et les zones d’activités, le projet de Scot (Schéma de cohérence territoriale) répond globalement aux enjeux agricoles et aux objectifs de limiter la consommation d’espace.
Mais la profession agricole s’oppose à certaines dispositions. C’est le cas à Avrillé. À l’Ouest de la RD 775, la quatre voies qui relie Beaucouzé à La Membrolle-sur-Longuenée, une “zone d’activité conditionnelle” est prévue dans le Dog, le Document d’orientations générales du Scot. De quoi s’agit-il ? Ce site agricole pourrait être utilisé pour des activités industrielles “si et seulement si des disponibilités foncières étaient manquantes dans ce secteur géographique, y compris sur la polarité La Meignanne-La Membrolle-le-Plessis-Macé”, précise le document.  En clair, la pérennité des activités agricoles est remise en question, à plus ou moins long terme.

Projets d’investissements remis en cause

Sur le sujet, la Chambre d’agriculture est catégorique : “la RD 775 doit matérialiser une limite d’urbanisation”, a-t-elle réaffirmé dans un avis du
21 décembre 2010. C’est le point de vue de Laurent etFrédéric Vincent, du Gaec du Fléchet. Les deux jeunes éleveurs laitiers, 31 et 32 ans, n’ont “aucune visibilité si le projet s’applique en l’état”, explique Frédéric Vincent. Ils souhaitent que “la zone d’activité conditionnelle, matérialisée par une étoile sur la carte du Scot, soit supprimée et que l’on réfléchisse de façon plus sérieuse à l’aménagement de la zone à droite de la quatre voies, et du site de l’Étas”. Pour le faire savoir, ils ont apposé un message sur une bâche tendue sur le hangar de la ferme.
Installés en 2000 et 2004, les deux frères élèvent 70 vaches laitières et 100 taurillons, sur plusieurs sites, à Feneu, Montreuil-Juigné et Avrillé. Ils exploitent 80 hectares autour du siège d’exploitation d’Avrillé, des terres au potentiel agronomique intéressant, et “nécessaires pour nourrir le troupeau”. Le grignotage progressif de la ville sur la campagne les a déjà privés d’une quarantaine d’hectares, récupérés à hauteur d’un tiers, mais sur des terres au moindre potentiel.
Avec le projet de Scot, l’avenir de l’exploitation est remis en cause. “La mise aux normes, réalisée en 2005, n’est pas encore amortie. Nous projetions de drainer des terrains et d’améliorer les équipements d’irrigation. Ces investissements se raisonnent sur 15 à 20 ans. Nous avons besoin de savoir où l’on va”, souligne Frédéric Vincent.
Au Scot, vient s’ajouter le dossier de la prison. Parmi les huit sites étudiés par la préfecture de Maine-et-Loire pour l’implantation de la future prison, figure Avrillé. Et non pas le  terrain militaire de l’Étas, comme évoqué initialement, mais sur des terres agricoles au Fléchet. La FDSEA et JA s’étaient félicitées, l’été dernier, du choix d’Angers Loire Métropole de proposer les sites de l’Étas et d’une carrière désaffectée à
Trélazé. Un choix qui “évitait une nouvelle ponction de terres agricoles”. Pour Frédéric Vincent, les nouvelles propositions sont une “aberration”.

S.H.


Lire page 2, l’interview de François Beaupère, président de la Capla, Commission agricole du Pays Loire Angers.

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