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Normandes 
Bientôt un nouvel index de race 

L'association Normande 49 a tenu son assemblée générale mercredi 10 juin à Mauges-sur-Loire (Botz-en-Mauges), à l'EARL Piou-Ciron.

Une quarantaine d'éleveurs de normandes participaient le 10 juin à l'AG de Normande 49, avec un point sur l'organisation des concours et événements à venir. Dans quelques jours, les 1er et 2 juillet, la vente PMS aura lieu au Gaec des Sept lieux, à Frossay en Loire-Atlantique. Les éleveurs se donneront ensuite rendez-vous au Festi'élevage de Chemillé, les 5 et 6 septembre. Puis la normande sera à l'honneur au Space (du 15 au 17 septembre), avec 90 vaches présentes contre une soixantaine habituellement. "On compte sur vous pour vous mobiliser", ont insisté Jean-Pierre Cassin, président de Normande 49 et David Lebullenger, technicien de l'Organisme de sélection. Autres rendez-vous importants à venir, un interrégional en 2027, organisé conjointement par les départements 49, 44 et 85, et un national en 2029.

Après une édition sans bovins en 2026, les éleveurs sont aussi invités à se mobiliser pour présenter des animaux au prochain Salon international de l'agriculture.

Plus de lait et des pieds en bonne santé

L'OS normande a mené une vaste et inédite consultation auprès des éleveurs afin de construire le nouvel Isu de la race, qui va être très prochainement validé. 360 réponses ont pu être collectées, avec des visions assez similaires exprimées dans l'ensemble des départements. "L'enquête Isu a été une réussite et nous permet aujourd'hui de donner une nouvelle direction pour la normande, a expliqué Corentin Delaunay, le directeur de l'OS, présent à l'AG de Normande 49. On espère qu'à partir de 2027, chacun d'entre vous pourra se l'approprier". Les grandes orientations de ce prochain Isu ? Il mettra davantage l'accent sur la production laitière (tout en garantissant la mixité de la race), une pression un peu moins forte sur les critères fonctionnels, une petite accentuation de la morphologie. Un rééquilibrage voulu pour avoir "des vaches qui vieillissent, avec une capacité de lait supérieure", résume Corentin Delaunay.

Sur les caractères fonctionnels, l'accent est mis sur la santé du pied, pour répondre à une demande exprimée par les éleveurs dans l'enquête. Du point de vue morphologie, la qualité des aplombs devient le premier critère, devant la mamelle : "une vache qui ne marche pas, elle peut avoir une bonne mamelle, elle peut avoir tout ce qu'il faut, elle ne fera pas de lait", résume Corentin Delaunay.

Une marque portée par les éleveurs

Voulant capitaliser sur l'image positive de la normande auprès des consommateurs, l'OS travaille aussi sur le projet d'une marque éleveurs. Cette marque n'aura pas de cahier des charges spécifique. Elle inclura les démarches déjà existantes avec la race normande et leurs cahiers des charges. Elle appartiendra aux éleveurs qui contribueront à hauteur de 4 €/vache, afin de financer le marketing autour de cette future marque. "C'est une force d'avoir les éleveurs qui financent la marque, a souligné Corentin Delaunay, qui espère une vraie implication des producteurs : nous aurons besoin de vous pour aller rencontrer les distributeurs".

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