Aller au contenu principal

Bleu-Blanc-Cœur : des Mauges jusqu’à l’Assemblée

Lundi 16 juillet, à Toutlemonde, agriculteurs Bleu-Blanc-Cœur, politiques et industriels se sont réunis pour discuter des amendements refusés dans le cadre de la loi EGAlim.

Denis Masséglia, député de la 5ème circonscription du Maine-et-Loire, et son collaborateur Adrien Ricard, se sont rendus lundi 16 juillet sur l’exploitation de Dominique Pezot, à Toutlemonde, afin d’échanger sur l’agriculture.
Denis Masséglia, député de la 5ème circonscription du Maine-et-Loire, et son collaborateur Adrien Ricard, se sont rendus lundi 16 juillet sur l’exploitation de Dominique Pezot, à Toutlemonde, afin d’échanger sur l’agriculture.
© AA

« Notre travail a un prix, une valeur », déclare Dominique Pezot, éleveur laitier et ambassadeur Bleu-Blanc-Cœur, installé à Toutlemonde. C’est pour défendre ce constat que se sont réunis lundi 16 juillet sur l’exploitation des agriculteurs, la laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH), l’association Bleu-Blanc-Cœur et le député Denis Masséglia. Les discussions portaient principalement sur le refus de 2 amendements dans le projet de loi EGAlim, notamment proposés par Bleu-Blanc-Cœur. Chloé Delannoy, responsable de secteur au sein de Bleu-Blanc-Cœur, résume ainsi les idées qu’ils souhaitaient faire intégrer au texte de loi : « nous voulions que les produits Bleu-Blanc-Cœur soient intégrés à la restauration collective, à l’image du bio, et nous souhaitions aussi la reconnaissance de la haute valeur nutritionnelle de ces produits. En ne faisant pas partie du texte de loi, on s’en sent exclu ». Rappellons que la démarche Bleu-Blanc-Cœur, garantie d’un produit équilibré du point de vue nutritionnel et lipidique, recense environ 1 900 produits en rayons et souhaite associer hautes valeurs nutritionnelles et environnementales. « En se souciant de l’alimentation et en changeant ses pratiques, on a une démarche vertueuse, approfondit Chloé Delannoy. Par exemple, les animaux nourris avec plus d’oméga 3 éructent moins ; sur un troupeau de 30 têtes, cela diminue l’empreinte environnementale de l’équivalent d’un trajet en voiture de 400 000 km ».

Une loi pour un juste prix
Denis Masséglia justifie le refus par le fait « qu’une loi est un équilibre et résulte d’un consensus obligatoire. C’est ainsi que l’on obtient une juste répartition des valeurs sociétales ». Les échanges se sont ensuite portés sur les dysfonctionnements et problèmes que l’agriculture rencontre actuellement. En numéro 1, vient évidemment la question de la répartition de la valeur. La démarche Bleu-Blanc-Cœur s’inscrit dans cette logique, avec des « produits certes plus chers, mais non élitistes, qui répondent au postulat qu’on a tous le droit de bien manger », insiste Dominique Pezot. Les éleveurs laitiers affiliés à Bleu-Blanc-Cœur travaillent avec la laiterie LSDH. « Nous construisons les choses avec les producteurs, explique Philippe Leseure, directeur filière LSDH. Nous avons mis en place notamment des contrats tripartites intégrant la grande distribution (Système U, Auchan, Lidl). Ces contrats permettent de réfléchir au prix du lait sans léser le producteur, avec un prix minimum assuré, afin qu’en cas de période difficile, il puisse couvrir son prix de revient ». Le Maine-et-Loire est le plus gros département fournisseur de la laiterie, avec 60 millions de litres par an. « Le but est de proposer des produits plus qualitatifs aux consommateurs et une meilleure rémunération pour les producteurs », complète le directeur.

Des temporalités différentes
Les différents interlocuteurs ont ainsi pu faire passer différents messages au député Masséglia. Pascal Pasquier, éleveur de veaux Bleu-Blanc-Cœur à La Tessoualle, résume l’état d’esprit des agriculteurs présents sur les EGA : « c’était la première fois que nous semblions maîtres de nos destins et de nos métiers. On s’est battu pour un bon placement des curseurs de prix. Les EGA, ça a été beaucoup d’investissements sur une courte durée... et les curseurs ne semblent pas avoir bougé. Peut-être a-t-on voulu aller trop vite ? »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Des contrôles des camions ont été effectués mercredi soir au rond-point de la Renaissance à Segré, à l'initiative des la FDSEA et des JA.
L'accord bientôt signé, les agriculteurs segréens prennent les devants
Le traité de libre-échange avec le Mercosur devrait être signé le 17 janvier prochain malgré l'opposition de la France. Dans le…
Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Jean-Marie Rousteau et David Métivier, agriculteurs engagés dans l'agriculture de régénération et Gabriel Rousseau, technicien-conseil Terrena, sur l'exploitation de Jean-Marie Rousteau. 
Terrena fédère amont et aval autour de l'agriculture de régénération

Le groupe coopératif Terrena a officialisé lundi 26 janvier, à Baugé-en-Anjou (Le Guédeniau) le lancement de Covalo Ouest, une…

Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
La table ronde était animée par Valérie Dahm. La journaliste a demandé à Benoît Gautier de la conclure.
Croire en la force du collectif
L'Union des Cuma Pays de la Loire a tenu son assemblée générale jeudi 22 janvier à Longuenée-en-Anjou.
Les JA de Chemillé mobilisés contre l'accord Mercosur

Ce mercredi 21 janvier 2026, alors que le Parlement européen se réunissait à Strasbourg (lire p. 3), les Jeunes Agriculteurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois