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Elvéa 49
De fortes attentes vis-à-vis de la loi Egalim 2

Elvéa 49 est prête pour la contractualisation des bovins sous signe de qualité. L’OP attend beaucoup de la loi Egalim 2.

La contractualisation est très attendue par l’organisation de producteurs Elvéa 49, qui rassemble 200 éleveurs dans le département et une vingtaine de négociants.
© AA

La contractualisation est très attendue par l’organisation de producteurs Elvéa 49, qui rassemble 200 éleveurs dans le département et une vingtaine de négociants. Aujourd’hui, environ 7 % des animaux commercialisés via Elvéa le sont sous signe de qualité (Label Rouge principalement), davantage que la moyenne nationale, et cette part est en constante augmentation. En 2020, 125 000 euros de plus-values dans ces filières ont été reversées aux éleveurs. « La contractualisation est un passage important pour la filière allaitante, souligne Jean-Sébastien Bidet, éleveur au Fuilet et président d’Elvéa 49. Nous attendons de celle-ci qu’elle permette enfin de faire reconnaître nos coûts de production. Nous sommes une des seules filières économiques où c’est le client qui établit la facture ! ». Derrière cette reconnaissance et la valorisation du produit, il y a la question de la pérennité de l’élevage et du renouvellement des générations qui est posée. « Le cheptel allaitant devient, la plupart du temps, un atelier secondaire. Nous voulons une filière qui soit capable d’assurer des volumes pour le marché et qui permette d’installer des jeunes... », insiste Jean-Sébastien Bidet.


Des contrats à signer par tous les maillons
Comment va se passer la mise en œuvre de la loi Egalim 2 ? « Nous sommes prêts, les contrats sont prêts, assure Nicolas Pellier, animateur d’Elvéa 49. Nous avons espoir d’appliquer la loi Egalim 2 début janvier. Pour cela, il va falloir que  tous les acteurs de la filière soient en phase. Il faudra que l’acheteur signe le contrat, avec un prix décent, pour lancer la machine ! ».  
Concrètement, l’OP Elvéa va récupérer les mandats de ses éleveurs adhérents afin d’aller négocier avec les premiers acheteurs. « Nous allons accompagner les éleveurs ». La construction des contrats se fera en fonction des coûts de production : « soit l’éleveur aura fait calculer ses coûts de production, soit nous calculerons un coût de production unique au sein de l’OP, par race, par label, qui pourra être établi à partir d’une part majoritaire des indicateurs de l’Institut de l’élevage et d’autre part du prix du marché. Une majoration sera appliquée pour les viandes Label Rouge qui sont plus exigeantes en matière de bien-être animal, plus coûteuses à produire », détaille Jean-Sébastien Bidet. Le principal objectif étant que la valorisation revienne bel et bien à l’éleveur, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. « L’éleveur est la variable d’ajustement », déplore le président d’Elvéa. Aujourd’hui, le défi est de mettre en phase la demande des acheteurs, grande distribution majoritairement mais aussi boucherie et restauration hors domicile avec les différents maillons de la filière : éleveurs, commerçants abatteurs.
Dans cette nouvelle configuration, comment va évoluer le rôle des négociants en bestiaux ? « Ce qui va importer encore plus demain, c’est leur capacité à apporter au client final exactement ce dont il a besoin. Leur rôle est d’apporter le bon animal au bon endroit, avec une sélection et un tri des animaux de plus en plus pointus », explique Jean-Sébastien Bidet.
S.H.

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