Aller au contenu principal

Faire le marché chez son coiffeur

Face à la fermeture de nombreux de leurs points de vente, les maraîchers ont dû s'adapter. Aux Jardins d'Anjou, on vend les produits dans un salon de coiffure.

C'est toute l'équipe des Jardins d'Anjou qui a dû apprendre, sur le tas, à confectionner des paniers. Une activité spatiophage, et chronophage, qui a permis de garder la tête hors de l'eau.
C'est toute l'équipe des Jardins d'Anjou qui a dû apprendre, sur le tas, à confectionner des paniers. Une activité spatiophage, et chronophage, qui a permis de garder la tête hors de l'eau.
© AA

Le salon de coiffure de Fabienne Rocher, avenue des Contades à Angers, s'est transformé depuis deux semaines en marché sur mesure pour l'exploitation des Jardins d'Anjou. Ciseaux, shampoings et tondeuses ont laissé place aux différents fruits et légumes des maraîchers.


Une exploitation très diversifiée
L'exploitation, située à Saint-Lambert-des-Levées, réalise l'intégralité de son chiffre d'affaires en vente directe. « Au total, nous faisions cinq marchés par semaine avant la crise. Trois à Angers, et deux à Saumur. Une partie de la production est également à destination d'un magasin de producteurs, à Saint-Sylvain-d'Anjou », explique Jules Viemont, le fils du gérant de l'exploitation. Entreprise familiale, les Jardins d'Anjou s'étalent sur 10 ha productifs, et les productions sont multiples. « On essaie d'être le plus diversifié possible. à la fois pour nos rotations, mais également pour nos clients », détaille Jules Viemont, responsable de la partie commerciale.


La fermeture des marchés change tout
Toute cette organisation a été chamboulée par la crise du Covid-19. Dans un premier temps, le préfet a ordonné la fermeture de tous les marchés. Prévoyants, les exploitants de Jardins d'Anjou avaient pris en amont les adresses mails de nombreux clients. « L'idée c'était de garder nos clients pendant la crise, et de continuer à écouler la marchandise », témoigne le jeune homme de 30 ans. Ainsi, un système de paniers a été mis en place, avec trois formules : 10 EUR, 20 EUR et 30 EUR. La prise de commande s'effectue par mail et téléphone. à Angers, la distribution est réalisée dans le salon de coiffure de Fabienne Rocher, habituelle cliente. à Saumur, le maire de la ville avait mis à disposition un espace au niveau des halles.
« C'est un métier totalement différent, et nous avons dû fournir un surcroît de travail », témoigne Jules Viemont. Mais l'opération est un succès, et le premier samedi ce sont près de 200 paniers qui s'écoulent en cumulant Angers et Saumur. Pas suffisant pour atteindre les niveaux de vente des années précédentes, mais assez pour « continuer à faire vivre l'entreprise et payer les salariés ». Dorénavant, les marchés ont réouvert à Saumur, et le système de paniers à été abandonné à Angers. Le salon de coiffure s'est mué en marché réduit, où le seul producteur est Jardins d'Anjou. « Cela nous convient mieux, c'est notre métier. On retrouve un semblant d'organisation, même si organiser un marché dans un salon de coiffure ce n'est pas toujours
facile ! », ironise le jeune homme. Néanmoins, les clients sont au rendez-vous, en témoigne la longue file d'attente devant le salon de coiffure qui s'est formée mercredi matin, première fois où ce système a été mis en place.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Cinq nouveaux membres intègrent le Bureau de la FDSEA pour cette nouvelle mandature.
Un nouveau Bureau à la FDSEA

Emmanuel Lachaize a été reconduit à la présidence pour un mandat de trois ans. Avec comme priorités affichées la proximité du…

Les Jeunes Agriculteurs ont présenté leur nouveau Conseil d'administration.
Une AG entre engagement syndical et enjeux d'avenir
Jeudi 5 février, les Jeunes agriculteurs de Maine-et-Loire se sont réunis en assemblée générale au campus de Pouillé. Un temps…
Sur le pont de la Loire, une centaine de tracteurs et 170 adhérents de la FDSEA et de JA49 ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures, mardi 3 mars.
"Nous sommes capables de bloquer tous les ponts de la Loire"

Les syndicats FDSEA et JA 49 ont bloqué le pont de la Loire pendant plusieurs heures mardi 3 mars. Le temps nécessaire au…

Olivier Brault, président des caves de la Loire et Etienne Goulet, directeur du pôle Val de Loire de l'IFV, qui a présenté le travail de l'institut sur l'encépagement de demain. 
Dans un contexte perturbé, les Caves de la Loire résistent
La coopérative Caves de la Loire, du groupe Loire Propriétés, tenait son assemblée générale jeudi 12 février au Cinéville des…
Sylvie Dieterlen, Denis Asseray, Florent Villepellé et Pierre Uzureau ont visité le local technique abritant la chaudière bois du réseau de chaleur de l'Ehpad.
À Saint-Georges-sur-Loire, du bois local pour chauffer l'Ehpad
Depuis juillet dernier, la société coopérative d'intérêt collectif Maine-et-Loire bois énergie alimente en plaquettes bois le…
En Rouge de l'Ouest, le Gaec Charbonnier (Montilliers) remporte le 1er prix de section en antenais.
En l'absence de bovins, le Maine-et-Loire expose ses autres atouts

Dans une édition privée de ses bovins, le salon de l'agriculture 2026 a fait la part belle aux autres espèces animales, et aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois