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La castration : entre mécanisation et main d'oeuvre

Les chantiers de castration de semences de maïs se sont précipités dans le département avec les coups de chaleurs qui accélèrent la maturation des plantes.

À raison d'environ deux hectares à l'heure, Oliver Lemarié parcourt et coupe les rangs qui atteignent 1,80 mètres en pilotant sa machine, achetée il y a deux ans et demi.
À raison d'environ deux hectares à l'heure, Oliver Lemarié parcourt et coupe les rangs qui atteignent 1,80 mètres en pilotant sa machine, achetée il y a deux ans et demi.
© AA

"Plus personne ne fait de castration 100 % manuelle et personne ne peut faire du 100 % mécanique". Mardi 21 juillet, Olivier Lemarié s'affaire à terminer sa troisième coupe à la machine, avant d'accueillir dès le lendemain une vingtaine de saisonniers pour "une période intense" de 10 jours de castration manuelle sur ses 28 ha de maïs semence. Depuis quelques jours déjà, l'agriculteur des Rosiers s/ Loire peut passer jusqu'à huit heures sur sa machine. "Avec le temps chaud, le maïs fleurit très rapidement. Les variétés ont été semées après les intempéries, aux alentours du 12 mai, et les fleurs arrivent à maturité quasiment en même temps En ce moment, je dois couper chaque jour. L'an passé c'était plutôt toutes les 48 heures", explique l'exploitant, qui envisage même une quatrième coupe. Une opération précise qu'il réalise sur sa castreuse avec une coupe à couteaux, plutôt qu'à rouleaux (qui arrache les fleurs). "J'ai fait des essais avec l'autre système, mais trop de feuilles sont arrachées. Cette année, cela semble ne pas convenir aux trois variétés que je sème pour la première fois". Car, si Olivier Lemarié produit du maïs semence depuis son installation en 2001, "les variétés sont très vite renouvelées. On doit s'adapter tous les ans à leurs spécificités, et notamment à leur précocité", précise l'exploitant qui vend sa production à Limagrain.

Lire l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 24 juillet 2015.

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