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Négociations commerciales : jusqu'à 8% de baisse demandées aux industriels

La grande distribution demande des baisses de tarifs comprises entre 2% et 8% aux industriels de l'alimentation dans le cadre des négociations annuelles, a affirmé le 13 février Jean-Philippe Girard, président de l'Association des industries alimentaires (Ania).

Jean-Philippe Girard, président de l'ANIA.
Jean-Philippe Girard, président de l'ANIA.
© Actuagri

« Les baisses sont de -2 à -8%, c'est incroyable !», s'est exclamé sur France Info le patron de l'Ania, qui a jugé que « vu la situation », notamment de l'agriculture française, « c'est inquiétant ». « On voit le lait qui a progressé de 30%, les oranges qui ont progressé de 50% et en face des acheteurs qui disent : écoutez, nous, c'est pas notre problème, on veut le même prix que l'an passé », a déploré M. Girard, qui craint que ça ne « met(te) en danger nos entreprises ». Le responsable de l'Ania a également dénoncé « l''inflation des (demandes de) promotions, c'est à dire des produits supplémentaires pour animer les rayons pendant toute l'année ». Les négociations, qui doivent aboutir à un accord pendant le salon de l'agriculture, sont cette année encore « très tendues », selon Jean-Philippe Girard. « Je suis à la tête de l'Ania depuis 3 ans et demi et c'est à peu près à chaque fois la même chose (...) chaque année, on vient et on perd des marges », a-t-il ajouté.

 

Les JA demandent aux distributeurs et industriels « de prendre leur responsabilité »
Les Jeunes agriculteurs interpellaient les industriels et les distributeurs, dans un communiqué du 9 février, pour que la hausse des cours du lait soit répercutée au producteur durant les négociations commerciales entre les deux maillons de la filière. « Transformateurs, distributeurs, cessez vos querelles et prenez vos responsabilités ! » ou encore « Distributeurs et industriels, cessez de vous renvoyer la balle ! » peut-on lire dans le communiqué.  « Les industriels doivent indiquer lors des négociations avec leurs distributeurs, les prix payés à la production, dans l'esprit de la loi Sapin 2 ». Le syndicat conclut : « si le 28 février prochain nous constatons des prix de vente identiques à 2016, nous saurons, nous, prendre nos responsabilités ».

 

 

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