Aller au contenu principal

Un boucher au grand cœur

Adhérente du réseau des Compagnons du goût, la boucherie Ménard est reconnue pour la qualité de ses produits et ses valeurs. En cette période de fêtes, l'artisan du Lion d'Angers se mobilise pour les enfants malades.

© anjou agricole

La boutique est bien décorée au 47 rue du Général-Leclerc, au Lion d'Angers. Sur la vitrine, remplie de morceaux de viande alléchants, les pingouins côtoient le renne et des sucettes colorées. Ces friandises en chocolat ne sont pas seulement exposées : elles sont en vente au profit d'une association qui réalise les rêves des enfants malades. "Ce ne sont pas tous les ans des sucettes, explique Alexandre Ménard, qui participe depuis 2014 à cette opération solidaire. Mais c'est en général un objet qui fait plaisir autant aux grands qu'aux petits. J'ai déjà des clients qui en ont achetées!"

Quatre animations par an

Installé en 2013 dans la commune, après un passage dans des boutiques parisiennes, Alexandre Ménard a adhéré quasiment aussitôt aux Compagnons du goût,  un réseau qui fédère 550 bouchers charcutiers traiteurs en France. Seul à gérer sa boutique - sa femme Adeline l'aide pour la vente le week-end-, il en apprécie les avantages. "Nous avons des recettes en commun et nous disposons d'outils de communication, explique-t-il. Nous avons aussi quatre animations nationales par an, dont celle-ci, en période des fêtes de Noël".

Viande parthenaise

Pour ses approvisionnements, Alexandre Ménard s'appuie sur des relations de longue date avec ses fournisseurs, de préférence locaux. La viande bovine vient de l'élevage Jarry-Vitour, de Bécon-les Granits. "Ils élèvent des bovins de race parthenaise et ont gagné le sabot d'or en 2023, souligne l'artisan. Nourris au tourteau de lin, les animaux présentent une viande qui se conserve bien". Le porc vient de la maison Pinier, à Coron et les volailles, fermières, viennent soit du Maine Anjou (marque Auguste Lambert) ou des Landes. Alexandre Ménard  a besoin d'une carcasse de bovin tous les 10 jours et écoule au moins un porc et 20 volailles entières par semaine."Mais ces volumes évoluent en fonction des saisons, nuance l'artisan. L'été, j'ai besoin de 3 à 4 porcs par semaine car je fabrique une quinzaine de variétés de saucisses par exemple".

Habitudes d'achat

Depuis dix ans, Alexandre Ménard a observé une modification dans les habitudes d'achat de sa clientèle. "Ils consomment moins de viande d'agneau et de porc, mais plus de viande blanche, constate-t-il. La consommation de viande rouge est en revanche plutôt stable". Avec la construction de nombreux logements au Lion d'Angers, le boucher de la rue principale a vu arriver une clientèle de jeunes parents, étonnés de voir que les prix n'étaient pas plus élevés dans sa boutique. "C'est une appréhension assez répandue malheureusement", confie-t-il.

 Recherche d'apprenti

Dans son labo, Alexandre Ménard est seul à la fabrication. "J'ai eu des apprentis et même un stagiaire en reconversion professionnelle, raconte l'artisan qui a justement passé son brevet de maîtrise pour pouvoir former d'autres  bouchers. Mais actuellement il y a peu de jeunes dans les écoles". Les spécialités d'Alexandre Ménard? Le filet mignon dijonnais et les cailles farcies. S'il propose des plats pour accompagner la viande que ses clients achètent, l'artisan n'a pas développé d'activité traiteur. " Seulement pour les fêtes : je propose un menu et des plats à la carte, dit-il. Mais ce service a plus de succès pour le réveillon du 31 décembre, quand les tablées sont moins nombreuses. Généralement, pour Noël, mes clients aiment bien cuisiner eux-mêmes des volailles. Mais je vends aussi de la raclette!"

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
En MFR, la demande pour les formations agricoles en apprentissage se renforce.
Les formations agricoles confirment leur attractivité 
L'heure de la rentrée a sonné dans les établissements de formation agricole du département.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois