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Solidarité
Professionnaliser le remplacement

Interview du président départemental du service de remplacement à son retour du congrès.

Benoit Vignais appelle les membres fondateurs du SR à le soutenir.
Benoit Vignais appelle les membres fondateurs du SR à le soutenir.
© AA

Le congrès national de la FNSR s’est déroulé les 19 et 20 mai à La Rochelle. Une délégation du Maine-et-Loire participait aux débats. Interview du président du service de remplacement* de Maine-et-Loire, Benoit Vignais.

Comment se porte le service de remplacement en Anjou ?
Benoit Vignais :
En 2007, 12 000 journées de remplacement ont été effectuées dans le département. C’est le meilleur chiffre effectué depuis la création du service, il y a une trentaine d’années. Face à cette demande qui s’accroît, nous avons besoin des membres fondateurs du SR pour nous épauler dans nos démarches. Elles visent à offrir un service de qualité, ouvert et répondant à tous avec réactivité. Les OPA doivent contribuer à définir la politique de remplacement et les moyens à mettre en œuvre, apporter leur soutien politique, financier et technique à ces actions.

Comment envisagez-vous le développement du service au niveau local ?
La fédération nationale a clairement exposé sa volonté de redynamiser l’échelon régional. En Maine-et-Loire, nous avons à cœur de soulager et de renouveler nos équipes de bénévoles. Il est important pour cela de les attirer avec des projets et de garder une dynamique forte. Notre volonté est de renforcer les équipes locales et d’en créer là où il y en a besoin. Il faut également favoriser la communication pour que tous les agriculteurs connaissent et utilisent nos services.

Le congrès national a largement abordé le thème de la professionnalisation des services de remplacement. Qu’en est-il en Maine-et-Loire ?
L’idée est de passer de pompier de l’agriculture à un véritable service en proposant des emplois pérennes pour professionnaliser, former et fidéliser. Le service de remplacement en Anjou compte aujourd’hui 12 ou 13 agents permanents, l’objectif serait de passer à 20 personnes en CDI. Nous allons également favoriser la gestion des plannings et du travail administratif par des personnes rémunérées. Une façon de décharger les responsables professionnels qui pourront se consacrer entièrement à la promotion et à l’animation du réseau, qui est soudé par un esprit de solidarité.

Propos recueillis par Noëlle Huart

*Créés par JA, la FNSEA, l’APCA et la CNMCCA, les services de remplacement proposent leur concours à des agriculteurs absents de leurs exploitations pour divers motifs. Pour pouvoir bénéficier de ces services, une adhésion suffit. Tous les chefs d’exploitation ou les entreprises agricoles peuvent adhérer.

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